On ne m’a jamais dit que j’étais belle.

Je viens de réaliser que je l’ai été parfois. Grâce aux photos.

C’est a posteriori, alors c’est trop tard. Quel gâchis. Tant de complexes et de manque de confiance.

Hier on m’a fait savoir que de toute façon maintenant j’étais trop vieille. 

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« Un homme éveillé peut toucher le cœur de la femme qu’il aime sans la toucher, juste en ouvrant son âme et chuchotant son nom.

Et même alors, ce ne sont pas des mots.

Le cœur peut transmettre des expressions de l’amour sans que rien ne soit dit. Il est un langage silencieux que deux personnes amoureuses comprennent, et ni le temps ni la distance n’est un obstacle. Quand leurs âmes se rencontrent, leurs sens sont exacerbés, leurs énergies fusionnent et une profonde intimité est formée, comme si tous deux se connaissaient de toute éternité.

Voilà le pouvoir de l’âme et le travail de l’amour. »

Nielsen

Tu sais …

Quand dans ta vie il y a quelqu’un qui fait naître en toi des émotions contradictoires.

La moitié du temps tu as envie d’être emboîtée nue avec lui dans un grand lit 

Et en même temps tu as envie de lui cogner dessus avec une pelle. 

Une femme sauvage n’est pas une petite amie…

Pourras-tu m’aimer au plus profond? Dans l’obscurité? Quand tout est à vif?

Pourras-tu m’aimer quand je serai plus grande que toi, quand ma présence éblouira comme le soleil, quand il sera insoutenable de me regarder directement?

Pourras-tu m’aimer ainsi aussi?

Pourras-tu m’aimer sous le ciel étoilé, nu et uni, ma peau fluide comme un clair de lune?

Pourras-tu m’aimer quand, j’appellerai les éclairs, quand les trottoirs seront brûlés par les semelles de mes pieds, pourras-tu encore m’aimer?

Qu’arrivera-t-il quand je glacerai la terre et répandrai la poussière pour figer toutes les graines que nous avons plantées?

Auras-tu confiance dans le retour du Printemps?

Pourras-tu encore croire en moi quand je te dirai que je vais devenir une rivière déchaînée, que je me répandrai sur tes rêves pour les appeler à la surface de ta vie?

Pourras-tu me faire confiance, même si tu ne peux pas me dompter?

Pourras-tu m’aimer même si je suis tout ce qui t’effraie et tout ce que tu admires?

Auras-tu peur de ma forme changeante?

Auras-tu peur quand mes yeux brillent comme le flash de ton appareil photo?

Auras-tu peur qu’ils capturent ton âme?

Auras-tu peur d’entrer en moi?

Les plantes carnivores et les fleurs armées de dards empoisonnés ne se trouvent pas dans ma jungle pour t’empêcher de venir. Pas toi.

Ne t’inquiète pas. Elles m’appartiennent, et je t’ai invité ici.

Reste sur le chemin révélé par le clair de lune et tu arriveras à la maison de Baba Yaga: la vieille femme sage… Elle ne t’égarera pas si tu es un coeur pur.

Tu ne pourras pas être avec une femme sauvage si tu crains le grondement du sol, le rugissement des cascades, le coup de tonnerre inattendu dans le ciel.

Si tu veux être en sécurité, retourne dans ta petite chambre, l’obscurité n’est pas pour toi.

Mais si tu veux être déchiré, entre. Laisse toi être ouvert, cassé, dévoré. Laisse toi embraser par mon feu.

Je ne te laisserai pas comme tu es arrivé: bien habillé dans tes vêtements fins qui te protégeaient du froid.

Je te laisserai nu et esseulé, agrippé aux draps, cerné par les hiboux, les aigles et les fleurs qui ne s’ouvrent que quand personne ne les regarde.

Alors viens à moi, et sois guéris par l’insupportable légèreté et obscurité de tout ce que tu es. Il n’y a rien en toi qui ne peut m’effrayer: Rien en toi que je n’utiliserai pour te rendre magnifique.

Une femme sauvage n’est pas une petite amie. C’est une aventure avec la nature. Elle est la source de tous tes désirs primaires. Elle est le vent sauvage et correcteur qui déracine les tiges de blé empoisonnées de ta ferme si bien labourée.

Elle plantera des poiriers dans le sillage de ce ravage.

Elle veillera à ce que tu te relèves.

Elle est l’amante qui restaure ta nature

Alison Nappi

Très très dur en ce moment.

Je n’ai plus de bon moment.

Et je ne me souviens pas d’en avoir eu.

Ça fait trop longtemps que je n’ai pas été heureuse.

Je bosse ou je dors.

Je ne sais pas encore comment, mais ça va changer.

J’ai traversé des tempêtes bien pires.